COMPRENDRE
06 Janvier 2012VRAI/FAUX - 7 idées reçues sur le commerce équitable
Jeconsommeequitable vous propose de décrypter 7 idées reçues concernant le commerce équitable.
Chaque semaine, nous avons essayé d’aller au-delà du discours et de répondre aux interrogations qui se cachent derrière des phrases entendues de la bouche de consommateurs plus ou moins informés.
Débusquer les idées fausses, expliquer les arcanes parfois complexes du commerce équitable, restituer celui-ci dans toute sa richesse : telle est a été l’ambition de cette nouvelle série.
Cette semaine, nous terminons notre jeu de "Vrai/faux" avec la 7ème idée reçue "Le commerce équitable, c’est du développement durable" - Vrai ou faux ?


Quelques produits phare ont fait connaître le commerce équitable en France : café, cacao, thé… Mais ces matières premières alimentaires sont loin d’être les seules marchandises proposées par la filière. Historiquement, c’est d’ailleurs avec l’artisanat qu’est né le commerce équitable, avant les matières premières.
Promu d’abord par des militants rassemblés autour d’une belle idée, le commerce équitable s’institutionnalise d’année en année. Mais sur le terrain, ce sont encore souvent les bénévoles qui font vivre les structures. Offrant leur temps, partageant leurs idées et expériences, ces ambassadeurs de l’équitable sont des relais essentiels entre la filière et le grand public. Reportage dans une boutique Artisans du Monde.
Le commerce équitable progresse, c’est certain. Economiquement, c’est avéré. Mais qu’en pensent les Français, exactement ? Réalisé en septembre 2010 par la Sofres pour la Commission nationale du commerce équitable (CNCE), un sondage* fait le point sur la perception du commerce équitable par les consommateurs hexagonaux. Bilan : la filière est certes connue et appréciée, mais de sérieux efforts de communication et de pédagogie sont encore nécessaires à son développement.
La remise des titres et des prix Territoires du Commerce Equitable 2011 le 23 novembre au salon des maires et des collectivités locales est l’occasion de présenter cette initiative, déclinaison française de la campagne Fairtrade towns, lancée dès 2000 en Grande-Bretagne.
Grande première en 2009, 14 collectivités françaises ont été élues « Territoires de commerce équitable », pour saluer leur engagement en faveur de cette filière. La commande publique est en effet un levier essentiel pour sa démocratisation et son dynamisme. Cependant, si cette initiative amorce un mouvement vertueux, le défi reste de taille. En cause : des surcoûts que les collectivités ne sont pas toujours prêtes à supporter.
Plus qu’un simple loisir, le tourisme est devenu un bien de consommation comme les autres dans les pays “riches”. Dont les ressortissants apprécient particulièrement les destinations ensoleillées… du Sud ! Soit de nombreux pays en développement. Une double dynamique qui crée une autre forme de relations commerciales Nord/Sud. Et motive l’émergence d’un tourisme équitable, qui n’en est encore qu’à ses débuts.
Un marché de niche, le commerce équitable ? De moins en moins. Les chiffres le prouvent : l’implication accrue des consommateurs permet une progression rapide du chiffre d’affaires de la filière. Laquelle regroupe de plus en plus d’acteurs, et propose de plus en plus de produits dont le commerce assure, en début de chaîne, un revenu décent à 1,5 million de producteurs.
Nous sommes au Brésil à Boa Esperanza, une ville située à 450 kilomètres de Sao Paulo. C’est ici, que sont stockées, en attendant d’être exportées, plus de 600 tonnes de grains de café issus du commerce équitable. André Luiz Reis fait partie de l’association Costas, la coopérative des producteurs de café équitable de Boa Esperanza. C’est lui qui s’occupe de la relation avec les producteurs et qui gère toute la traçabilité et la qualité, de la plantation à la tasse du consommateur.
Poser un paquet de café dans un caddie en deux secondes ou flâner et discuter dans une boutique spécialisée tenue par des passionnés : deux façons bien distinctes d’acheter équitable. Les lieux de vente se multiplient et le consommateur, en fonction de son degré d’engagement, peut trouver son réseau de distribution le mieux adapté. Dernier challenger qui pourrait tirer son épingle du jeu : internet.
